Ainsi Saladin a démontré la supériorité de l’humain et ses valeurs sur la foi et sur le tous les pouvoirs.
 
 

 

«Saladin, un sultan musulman, avait confiance dans son ami juif Moshé ben Maïmon (Moïse Maïmonide) plus que dans n’importe qui d’autre, surtout plus que dans n’importe quel religieux musulman. »

Ca fait un mois que je parcours tous les coins de l’Egypte et n’importe où j’arrive, les gens de mon arabe devinent, à cause de mon language, que je ne suis ni Arabe ni l’Egyptien. Ils me demandent d’où je viens et je réponds que de Kurdistan. Je vois à ce moment là briller leurs yeux, ils n’arrivent pas à contenir leur émotion et s’exclament « Aaah, de la terre du Saladin ! » Suit une embrassade que je n’ai jamais reçu ailleurs, mis à part au Kurdistan bien sûr. Le sultan Saladin est en l’Egypte plus qu’aucun autre monarque dans l’histoire de ce vieux pays.

Saladin, un jeune originaire de Kurdistan iraquien actuel, est devenu le sultan et a inscrit son nom avec des lettres fortes et indélébiles pas seulement dans l’histoire de Proche Orient mais aussi dans celle de l’Europe. Il est devenu le symbole de la tolérance, du courage, de la dignité et de la noblesse.

Il régnait en Egypte dans un pays musulman chiite et dans un laps de temps incroyablement court, toute l’Egypte est devenue sans violence sunnite, shafia de surcroit. Les Kurdes et les Egyptiens sont probablement les seuls musulmans à croire dans le courant shafia de l’islam. P.ex. les Turcs croient dans le courant hanifa de l’islam et en Arabie Saoudite ils sont wahhabites. C’était Saladin qui a conquis à nouveau Jérusalem, pendant 88 ans dans les mains des chrétiens, mais sans faire aucun mal aux chrétiens civils qui y vivaient. Avec cette conquête sans le vouloir il a obligé l’Europe à entreprendre la 3e croisade dirigée par le roi anglais Richard Cœur de Lion. En tant que roi même Richard n’égalait pas Saladin, il n’était pas capable de comprendre sa qualité humaine et sa dignité. Quand dans une bataille Richard Cœur de Lion a perdu son cheval, Saladin lui avait envoyé le meilleur cheval qu’il avait et quand il était malade il lui avait envoyé des médicaments, des fruits et son médecin. En fait il l’avait battu par avance par sa dignité, sa tolérance et sa noblesse de cœur.

Avant la bataille décisive contre les chrétiens Saladin n’avait pas dormi jusqu’à l’aube. Il avait envoyé chercher celui qui était son ami toute sa vie le philosophe et médecin juif Moshé ben Maïmon pour lui demander « laquelle des deux parties belligérantes avait la vrai foi ». Cette question était posée par le sultan de tous les islams car il n’était pas sûre et lendemain devait combattre dans un bataille qui allait décider sur la vie ou la mort de nombreuses personnes et sur le sort de ces deux religions, laquelle dominera dans toutes cette région du monde.

Quelques siècles plus tard en 1779 cette question du Saladin a resurgi dans le livre « Nathan der Weise » du philosophe allemand Gotthold Ephraim Lessinget elle a marqué la fin de l’absolutisme qui régnait en Europe plus de mille ans. Tout laisse à croire que Lessig n’a pas eu le courage de parler lui-même dans son livre alors il a préféré laisser discuter Nathan (Moshé ben Maïmon) avec Saladin qui a ou peut avoir raison dans la foi et avec ceci il a crée un doute sur le droit à la vérité absolue imposée par le Vatican.

Saladin, en tant que sultan musulman, avait confiance dans son ami juif plus que dans n’importe qui d’autre, surtout plus que dans les religieux musulmans !

Ainsi Saladin a démontré la supériorité de l’humain et ses valeurs sur la foi et sur le tous les pouvoirs.

Après sa mort était ouvert son trésor privé pour financer ses funérailles avec le faste : il était vide ! Il a tout donné de son vivant à ceux qui en avaient besoin.

Sultan Saladin était un Kurde nobles